Derrière l’objectif, il y a d’abord un regard.
Certaines histoires ne se racontent pas. Elles se photographient.
Je m'appelle Victoria Basset. Vika.
Je suis atteinte d'une surdité importante depuis la naissance. Grandir avec elle m'a appris à observer. Les regards, les expressions, les gestes, les silences. Tout ce qui se transmet autrement que par les mots.
C'est devenu ma façon de photographier.
Quand vous passez devant mon objectif, je ne cherche pas votre apparence. Je cherche ce qu'il y a derrière. Votre sensibilité, vos émotions, ce que vous ne montrez pas toujours aux autres.
Je regarde aussi autrement les marques que la vie a laissées. Non pas pour les effacer, mais parce qu'elles racontent le chemin parcouru. Elles font partie de votre histoire sans définir qui vous êtes.
Je ne cherche pas à vous transformer. Je cherche à vous permettre de vous voir autrement.
Le regard avant le matériel
Je n'ai pas eu de vocation d'enfance, ni de premier appareil photo offert à Noël.
Un jour, un mariage se déroulait devant la galerie où je travaillais. Une ancienne voiture attendait les mariés. Je l'ai photographiée, puis j'ai montré l'image à Raskal Buck.
Sa réaction a tout déclenché :
« Tu vas pas devenir galeriste mais photographe, tu as l'œil ! »
Il est devenu mon mentor. Il a reconnu mon regard à un moment où je n'imaginais pas encore en faire mon métier.
Depuis, j'ai appris la lumière, construit ma technique et mon univers. Mais avant le matériel, il y avait déjà ce qui avait tout commencé : le regard.
Portrait de Passage
Une séance devait n'être qu'un simple shooting. La femme en face de moi s'est confiée. Peu à peu, la photographie est devenue autre chose : un espace où ses émotions pouvaient s'exprimer, où elle pouvait se dévoiler autrement que par les mots.
Portrait de Passage est né de là.
C'est une démarche autour de l'image de soi, des émotions et de l'histoire de chacun. Un temps où vous pouvez laisser tomber certaines barrières, à votre rythme. Vous n'avez rien à préparer, rien à être. J'espère seulement que vous repartirez un peu plus légère que vous n'êtes arrivée.
Il y a derrière ce projet une conviction personnelle : cette attention que l'on ne m'a pas toujours accordée, je veux l'offrir à celles qui passent devant mon objectif.
Et si vous détestez être prise en photo
C'est le cas de presque toutes les personnes que je photographie. Nous échangeons avant la séance, je vous explique le déroulé, et pendant le shooting je vous guide pas à pas — beaucoup de mes indications passent par le geste et le regard, c'est ma façon de travailler depuis toujours. Rien ne vous est imposé. Si quelque chose vous met mal à l'aise, vous le dites. C'est votre séance.
Je suis photographe portrait dans l'Eure et me déplace en Normandie et en Île-de-France.
Certaines histoires ne se racontent pas. Elles se photographient.
24 Août 2024 — Là où tout a commencé. Photographiée au Xiaomi 12T.
29 décembre 2024 — Xiaomi 14 Ultra.